{"id":1687,"date":"2011-11-02T00:00:00","date_gmt":"2011-11-02T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/perlaw.ca\/2011\/11\/02\/un-hyperlien-nest-pas-une-forme-de-diffusion-selon\/"},"modified":"2019-07-19T19:00:47","modified_gmt":"2019-07-19T19:00:47","slug":"un-hyperlien-nest-pas-une-forme-de-diffusion-selon","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/perlaw.ca\/fr\/2011\/11\/02\/un-hyperlien-nest-pas-une-forme-de-diffusion-selon\/","title":{"rendered":"Un hyperlien n\u2019est pas une forme de \u00ab diffusion \u00bb selon la Cour supr\u00eame du Canada (in French only)"},"content":{"rendered":"<p>L\u2019\u00e9volution des technologies de communication comme Internet a pour effet de forcer les tribunaux \u00e0 d\u00e9finir (et red\u00e9finir) les limites de ce qui constitue une forme d\u2019expression acceptable par rapport aux r\u00e8gles de droit traditionnelles. R\u00e9cemment, dans l\u2019arr\u00eat <a href=\"http:\/\/csc.lexum.org\/fr\/2011\/2011csc47\/2011csc47.html\">Crookes c. Newton<\/a>, la Cour supr\u00eame du Canada s\u2019est pench\u00e9e sur la question de la diffusion d\u2019information diffamatoire sur Internet et l\u2019usage d\u2019<a href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Hyperlien\">hyperliens<\/a>.<\/p>\n<p>C\u2019est en Colombie-Britannique que la dispute entre Wayne Crookes et John Newton s\u2019est d\u00e9roul\u00e9e.\u00a0 M. Newton poss\u00e9dait et exploitait un site Web commentant divers sujets, dont la libert\u00e9 d\u2019expression sur Internet.\u00a0 Un des articles qui se trouvait sur le site Web de M. Newton contenait des hyperliens menant \u00e0 d\u2019autres sites Web dans lesquels se trouvaient des informations pr\u00e9tendument diffamatoires \u00e0 l\u2019\u00e9gard de M. Crookes.<\/p>\n<p>M. Crookes a donc poursuivi M. Newton all\u00e9guant que M. Newton avait diffus\u00e9 des propos diffamatoires \u00e0 son \u00e9gard sur Internet en ins\u00e9rant des hyperliens menant aux autres sites Web contenant des propos diffamatoires.\u00a0 Dans le cadre de sa poursuite, M. Newton se basait sur les r\u00e8gles de droit traditionnelles voulant que pour \u00e9tablir, dans le cadre d\u2019une action en diffamation, qu\u2019il y a eu \u00ab\u00a0diffusion\u00a0\u00bb des propos vis\u00e9s, le demandeur doit prouver que le d\u00e9fendeur a, par le biais d\u2019un acte quelconque, transmis des propos diffamatoires \u00e0 au moins un tiers, qui les a re\u00e7us.<\/p>\n<p>De son c\u00f4t\u00e9, M. Newton soutenait que son article ne contenait aucun propos diffamatoire \u00e0 l\u2019\u00e9gard de M. Crookes et que l\u2019utilisation d\u2019hyperliens ne constituait pas une \u00ab\u00a0diffusion\u00a0\u00bb sur Internet.\u00a0 \u00c0 son avis, les hyperliens n\u2019\u00e9taient rien d\u2019autre qu\u2019une forme de note en bas de page.<\/p>\n<p>La Cour supr\u00eame a conclu que les hyperliens constituent essentiellement des renvois, qui diff\u00e8rent fondamentalement d\u2019autres actes de \u00ab\u00a0diffusion\u00a0\u00bb traditionnels.\u00a0 La Cour a affirm\u00e9 qu\u2019un hyperlien, en lui-m\u00eame, ne devrait jamais \u00eatre assimil\u00e9 \u00e0 la \u00ab diffusion \u00bb pourvu que le libell\u00e9 de l\u2019hyperlien soit neutre sur le plan du contenu, et n\u2019exprime aucune opinion.<\/p>\n<p>N\u00e9anmoins, la Cour a apport\u00e9 la nuance suivante \u00e0 ses conclusions : si l\u2019auteur d\u2019un article ins\u00e8re un hyperlien renvoyant \u00e0 un contenu diffamatoire et que ce m\u00eame auteur endosse, dans son propre texte, la position du texte auquel son hyperlien renvoie, un tribunal pourrait conclure que cet auteur a effectivement diffus\u00e9 de l\u2019information diffamatoire.<\/p>\n<hr \/>\n<div dir=\"ltr\"><\/div>\n<div dir=\"ltr\"><em>Jo\u00ebl est un avocat au sein du Groupe\u00a0de litige.\u00a0 Vous pouvez communiquer avec lui au 613.566.2815 ou au <a title=\"mailto:jdubois@perlaw.ca\" href=\"mailto:jdubois@perlaw.ca\">jdubois@perlaw.ca<\/a>.<\/em><\/div>\n<div dir=\"ltr\"><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019\u00e9volution des technologies de communication comme Internet a pour effet de forcer les tribunaux \u00e0 d\u00e9finir (et red\u00e9finir) les limites de ce qui constitue une forme d\u2019expression acceptable par rapport aux r\u00e8gles de droit traditionnelles. 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